isoler maison

En matière d’isolation de maison, il est toujours intéressant de se pencher sur le principe de l’inertie thermique, un concept encore trop méconnu. L’inertie thermique concourt à l’équilibre thermique pour un confort tout en réduisant la dépense énergétique de la maison. Mais qu’est-ce que l’inertie thermique, et comment la quantifie-t-on ? Pour mieux comprendre ce principe d’isolation, découvrez cet article !

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Définition et explication de l’inertie thermique

Nous nous focalisons souvent uniquement sur la résistance thermique et la conductivité thermique pour déterminer les performances d’isolation. Pourtant, il existe une donnée tout aussi importante : l’inertie thermique.

L’inertie thermique peut être définie comme la capacité d’une matière à absorber et à restituer l’énergie calorifique. En effet, il s’agit tant de chaleur que de froid.

En d’autres termes, l’inertie thermique est le degré de porosité d’un matériau face à la chaleur ou au froid :

  • Plus le matériau sera dense et plus il sera inerte et mieux il se comportera face aux variations de température.
  • Le matériau qui propose la meilleure inertie thermique est celui qui absorbe la chaleur et la restitue de façon progressive pour limiter les fortes fluctuations de température, et éviter ainsi le choc thermique.

C’est le choix des matériaux qui peut avoir un impact sur l’inertie thermique d’une maison, et donc sur son confort, en été comme en hiver.

Exemple : un mur en béton a une densité plus importante qu’un mur en bois, le premier propose donc une inertie thermique plus importante que le second.

Mesurer l’inertie thermique

L’inertie thermique est intimement liée à la densité de la matière, plus précisément à la capacité thermique massique (ou masse thermique). L’inertie thermique s’apprécie sur deux critères :

  • L’effusivité thermique,
  • Et la diffusivité thermique.

Ces deux éléments déterminent le déphasage thermique.

Effusivité et diffusivité thermique

La diffusivité thermique caractérise la vitesse à laquelle la chaleur traverse une matière. Quant à l’effusivité thermique, elle caractérise sa capacité à stopper la transmission de la chaleur.

Pour éviter une importante fluctuation de la température à l’intérieur de la maison, le mur doit avoir la plus faible diffusivité thermique et une forte effusivité thermique.

De cette manière, votre mur parvient à conserver la chaleur ou la fraîcheur à l’intérieur, et n’arrête pas l’apport d’air chaud par un radiateur ou d’air froid par un climatiseur.

Le déphasage thermique

Le déphasage thermique est le temps qui s’écoule entre l’absorption, l’emmagasinage et la restitution de la chaleur (ou du froid).

C’est la combinaison entre l’effusivité et la diffusivité thermique qui détermine le déphasage thermique d’un bâtiment. Le mur qui aura la diffusivité la plus faible couplée avec l’effusivité la plus élevée proposera le meilleur déphasage thermique.

Info : le déphasage thermique permet d’emmagasiner la chaleur pendant le jour pour la restituer de façon progressive tout au long de la nuit.

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Inertie thermique et isolation, complémentarité ou incompatibilité ?

À priori, l’inertie thermique et l’isolation sont incompatibles. Toutefois, leurs apports peuvent très bien se combiner en optant pour une isolation par l’extérieur.

L’inertie thermique neutralisée par l’isolation intérieure

L’inertie thermique et l’isolation se basent sur deux concepts tout à fait opposé.

En effet :

  • Les isolants sont destinés à créer un rempart contre les vents et le froid de l’extérieur. Leur rôle consiste à stabiliser la température interne en supprimant les failles.
  • De son côté, l’inertie thermique permet, non plus de stopper mais de stocker, soit le froid soit la chaleur pour les redistribuer dans la maison au fur et à mesure.

Avec une isolation par l’intérieur, les murs ne peuvent donc plus fournir la chaleur qu’elle a emmagasiné la journée.

L’inertie thermique et l’isolation par l’extérieur

Le meilleur moyen de tirer profit de l’inertie thermique est de la combiner avec une isolation par l’extérieur.

L’isolation par l’extérieur permet en effet aux mur et cloisons de restituer l’apport de chaleur stockée. Les actions sont ainsi complémentaires.

Voilà pourquoi il est intéressant de se pencher sur le principe de l’inertie thermique au moment de rénover l’isolation d’une maison.(Pour faire chiffrer vos travaux d’isolation par des professionnels de votre région, cliquez ici!)

D’ailleurs, les maisons dites bioclimatiques tentent aujourd’hui d’équilibrer l’isolation et l’inertie thermique afin d’améliorer à la fois le confort thermal de nos logements et les dépenses énergétiques en économisant sur le chauffage, et atteindre un jour l’autonomie énergétique.